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Philippe Séguin, Homme politique français né le 21 Avril 1943 à Tunis, est l'auteur de plusieurs œuvres dont celle de « C’est quoi la politique ? » qui a motivé cette première revue de littérature.
Ce livre dépeint avec simplicité les fondements et les objectifs de la politique au service du développement à travers des dialogues au sein de plusieurs rencontres «expérimentales» d’échanges avec des élèves du CM2 (Cours Moyens 2ème année). C’est comme un miroir à travers lequel tout lecteur se découvrirait une âme de bon politicien au service d’une communauté appelée à se responsabiliser et à se prendre en charge.
En servant d’exemple à la formation ou au renforcement de capacité en matière de science politique, cet ouvrage parvient à faire comprendre l’importance de l’action publique pour le bien être de tout citoyen au sein d’un pays, pour créer l’environnement favorable au développement durable et à la lutte contre la pauvreté.
Nous avons fait ressortir des passages du livre portant sur des thèmes, que nous voulons partager avec vous. Ce premier rendez-vous sera suivi par d’autres.
« Premier rendez-vous :
Où l’on se rend compte que la politique, cela consiste tout simplement à organiser la vie en commun et à faire, ensemble, des choses utiles à tous. »
« La politique, c’est donc l’activité de gens qui ne sont pas d’accord entre eux et qui se disent, parfois, des méchancetés, mais qui, finalement, ont tous le même but : organiser le pays, le faire changer pour que les gens y vivent mieux. La politique concerne tout le monde dans un pays donné. Ce sont des décisions, des actes, qui intéressent chacun d’entre nous ».
« …les gens qui vivaient chacun de leur côté ont éprouvé le besoin de s’organiser pour faire des choses ensemble, qu’ils ne seraient pas parvenus, le plus souvent, à faire seuls, et qui vont s’avérer utiles à tous ».
« …les gens ont vite ressenti le besoin d’organiser leur existence en commun. Parce que très rapidement il leur est apparu que sans règles applicables par tous, il n’était pas d’ordre possible. Et il en est à l’échelle d’un pays comme à l’échelle de la famille. Sans discipline minimale, il n’est pas de vie en commun possible, pas de bon travail possible. Si tout le monde peut faire n’importe quoi, comme il l’entend, plus personne ne s’y retrouve ».
« …la politique : organiser la vie commune, dans l’ordre, la cohérence, la sécurité, afin de pouvoir vivre les uns aux côtés des autres sans se gêner et en se respectant mutuellement ».
« …faire des choses ensemble, dans l’intérêt de tous, qu’on n’arriverait pas à faire tout seul ».
« L’Etat, c’est ce que constituent ensemble ceux qui pensent qu’il y a des choses à faire ensemble… qu’il s’agisse, je le répète, de l’organisation de la vie collective ou de la conduite des actions communes... ».
« …Si on ne croit pas à la nécessité de la politique, cela veut dire qu’on ne croit pas à la nécessité d’avoir des transports en commun, des hôpitaux, des écoles, des policiers, des facteurs… Or, il nous en faut, bien sûr. Et le mieux est d’en discuter ensemble… Car il y a souvent plusieurs manières possibles – et contradictoires – de gérer un même problème ».
« Il y a des gens qui disent, devant les agressions : « Il faut comprendre, aider, organiser la prévention… Ce n’est pas seulement en réprimant qu’on va régler les choses ; il faut des équipements, des terrains de jeu, des gymnases pour que les choses se calment ». Et d’autres qui répondent : « Arrêter vos histoires à l’eau de rose… Ce qu’il faut, ce sont des C.R.S., nombreux et musclés, qui mettent de l’ordre dans tout ça ! ». C’est tout cela la politique. Il ne faut pas nous en tenir à ses apparences, qui sont trompeuses et pas flatteuses. Parce que nous sommes en démocratie, les problèmes politiques sont chez nous l’objet d’un débat perpétuel. »
Philippe Séguin. (1999), « C’est quoi la Politique », Albin Michel, Paris.
Bonne lecture à tous et à toutes, et bon partage.
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