L'époque coloniale, malgré les dégâts causés, a transmis à l'Afrique, à travers la culture technicienne et scientifique, les germes du changement. Et surtout, une ouverture à d'autres cultures.

Marcel Zadi Kessy

Renaissances Africaines Editions des îlots de résistance, Paris, 2010, page 93

::.UN VILLAGE COMME UNE « ECOLE DE VIE ».::
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::.LA SOLIDARITE AFRICAINE FACE AU MANAGEMENT MODERNE.::
Lu 1437 fois
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::.LA « RESPONSABILISATION » EN AFRIQUE.::
Lu  1240 fois
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::.LA PALABRE.::
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::.LE TEMPS EN AFRIQUE.::
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::.CORRUPTION, CLIENTELISME ET MAUVAISE EDUCATION.::
Lu  775 fois
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::.ABSENCE DE CONTRE-POUVOIRS.::
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::.CORROMPUS ET CORRUPTEURS.::
Lu  1503 fois
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::.MUR ETHNIQUE.::
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::.LE POISON DU TOUT POLITIQUE.::
Lu  1458 fois
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::.LE VRAI COMBAT POLITIQUE.::
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::.PATIENCE, ECOUTE ET COMMUNICATION : CLES DE LA METHODE MZK.::
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::.PERENNITE DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT.::
Lu  2487 fois
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::.INTERNET ET DEVELOPPEMENT RURAL.::
Lu  2164 fois
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::.BENEVOLAT ET DEVELOPPEMENT.::
Lu  1866 fois
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::.L'EDUCATION FAMILIALE.::
Lu  3266 fois
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::.FORUM ECONOMIQUE INTERNATIONAL D'ABIDJAN: Les entreprises et les économies africaines face à la crise économique et financière mondiale : menaces, opportunités et mesures de sauvegarde .::
Lu  2877 fois
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::.Rôle de la formation dans la lutte contre la pauvreté.::
Lu 2422  fois
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::.Les crises économiques et financières mondiales et leur incidence sur les pays de l'Afrique subsaharienne: Cas de la Côte d'Ivoire.::
Lu 2704  fois
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::.Les pays d'Afrique face à la crise alimentaire, énergétique et financière.::
Lu 2004  fois
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::.Approche participative.::
Lu 2983  fois
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::.VOTE OU CONSENSUS: notes brèves sur la pratique de la démocratie à Yacolidabouo.::
Lu 761 fois
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::.Pouvoir d'achat et lutte contre la pauvreté.::
Lu 3877 fois
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::.Ethique et lutte contre la pauvreté.::
Lu 3166 fois
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::.Apport du cadre dans la lutte contre la pauvreté dans sa communauté (Urbaine et rurale).::
Lu 2903 fois
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::.La création de richesse: pour une stratégie de réduction de la pauvreté.::
Lu 3302 fois
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::.Gestion des revenus des ménages.::
Lu 4152 fois
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::.Processus de gestion des charges familiales.::
Lu 3413 fois
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::.Responsabilité politique.::
Lu 2768 fois
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Ma conviction est fondée sur le fait que si certains traits culturels peuvent constituer un obstacle au développement de l’entreprise en Afrique, il en existe qui, au contraire, peuvent, sous certaines conditions, jouer un rôle catalyseur à l’éclosion de cette entreprise

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::. LE TEMPS EN AFRIQUE

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L’Afrique ignore certaines évidences occidentales. Parmi celles-ci nous retenons ici cette notion impérieuse qui est chez vous, le temps. Mais aussi, plus curieusement, la propriété qui ne relève pas de l’histoire ce continent, où la terre n’appartient à personne. Evoquons le temps en premier lieu.

L’Occident considère souvent que le temps n’a pas la même valeur en Afrique. La perte de temps, le rythme élevé et la vitesse caractérisent l’existence des modernes. Le rapport au temps de l’Occident est toujours une découverte déconcertante pour l’Africain. Les Européens n’ont en réalité jamais le temps. Ils nous donnent le sentiment de vivre constamment dans l’instant, dans l’immédiateté. La notion même de durée a disparu. L’essentiel est dans l’instant. Tout doit être réalisé, être à disposition immédiatement. Attendre, reporter une décision, prendre le temps de la discussion, de la concertation, reporter au plus tard une décision… cela semble inconcevable en Occident.
L’essentiel se joue toujours plus dans la modernité occidentale dans l’immédiat et le très court terme. Le temps long semble avoir disparu de l’horizon.

Rien de tel en Afrique. Sommes-nous en retard ? Hors course ? J’ai la faiblesse de croire que nous possédons quelques avantages sur ce point.
La question en Afrique est celle de l’adhésion. Rien ne sert de précipiter les choses, de prendre une décision dans l’urgence en attendant que les conséquences suivent. Rien n’est plus contre-productif. Sans adhésion, on ne peut rien faire en Afrique. Sans explications, sans attitude pédagogique et patience, aucune chance de se faire entendre ! Il faut prendre le temps.

Si l’on veut par exemple construire une école dans un village, et pour peu que la construction ne soit pas dans les normes de la région, il faudra longuement palabrer pour obtenir l’intérêt, puis l’adhésion des villageois. On est obligé de tenir compte du niveau d’études ou de compréhension qui est le leur pour parvenir à ses fins. Même si l’on est convaincu que leur intérêt est bien en jeu. Il faut avant tout les en convaincre. Est-ce une perte de temps ? Oui, selon la mesure de l’Occident.
Nullement, si l’on veut faire avancer ses projets. L’Africain n’est ni négligent ni désinvolte, il va adhérer à un projet ou à un simple ordre s’il l’a bien assimilé. Les Européens ont le sentiment d’être absolument clairs et pédagogiques, mais ils ne prennent pas le soin de vérifier qu’ils ont été bien compris ou suivis. Pour cela, il faut prendre le temps de l’explication.

Les Africains donnent souvent l’impression de se mouvoir avec lenteur et en même temps de ne pas vraiment savoir anticiper. Ils n’ont souvent pas de réelles visions à long terme. Ainsi, il m’a été difficile d’inciter les gens de mon village à épargner ; ils ne voyaient pas dans le court terme l’intérêt de la chose. De même, leur demander d’investir et d’attendre cinq ou six ans pour percevoir les premiers fruits de leur engagement n’était pas simple.

Il y’a un certain apprentissage du temps moderne et de ses rythmes. Reconnaissons-le. La société occidentale a sur ce plan quelques décennies d’avance. La modernisation de l’Afrique est très récente. Ce n’est que par l’exemple que les villageois vont modifier leurs comportements en observant ceux qui ont changé ou qui ont progressé autour d’eux. Ils n’avanceront qu’à partir d’exemples concrets.

RENAISSANCES AFRICAINES, de Marcel Zadi Kessy, page 148-150

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