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[15 Octobre 2008]   (Lu 113 fois)
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Solidarité, lutte contre la pauvreté et les inégalités

Le mardi 7 octobre dernier, la communauté internationale a célébré « La journée mondiale du travail décent » à l’initiative de la Confédération Syndicale Internationale. Droit au travail, solidarité, lutte contre la pauvreté et les inégalités ont été au centre des réflexions au cours de cette manifestation à l’initiative des syndicats du monde.

Invité par l’Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), j’ai participé à Abidjan aux côtés des syndicalistes, gouvernants et chefs d’entreprise à cette journée de sensibilisation. La rencontre m’a donné l’occasion d’affirmer une fois de plus que la pauvreté ne se partage pas. C’est en créant plus de richesses qu’on est en mesure de faire une offre sociale élargie, capable de répondre aux besoins de justice économique et sociale et de réduire le grand fossé qui existe entre ceux qui mangent à leur faim et les indigents. Les discours suffisent-ils ? Je ne pense pas. Il faut des actes. Parce qu’il y a eu déjà trop de mots pour décrire les maux de notre monde. Pour créer la richesse dans nos pays, il faut que les dirigeants de nos entreprises et leurs travailleurs coopèrent dans une logique de partenariat plutôt que de s’affronter. Je crois, pour ma part, à la logique productive de la représentation syndicale et pense sincèrement que des leaders syndicaux crédibles et non figuratifs au sein d’une entreprise sont un atout en matière de communication et donc de management.


Quand la richesse se crée, un manager conscient de sa responsabilité sociale et économique n’a pas le droit d’exclure de sa bonne répartition ceux-là mêmes qui oeuvrent à son accumulation. Je suis de ceux qui pensent que la justice dans la redistribution est le sous-bassement de la motivation des travailleurs pour produire encore plus. Elle concourt à « naturaliser » et à pérenniser nos entreprises encore perçues par la majorité de salariés et leurs syndicats comme « des relais de colonisation » du fait de leur identité occidentale. La condition sine qua non à ne pas transgresser, c’est le respect de l’équilibre financier. Malheureusement, certains travailleurs et syndicats croient dur comme fer que le bonheur du travailleur se trouve là où le manager se montre « gentil » et là où cet équilibre est rompu. La responsabilité du chef d’entreprise, c’est de veiller à ce qu’on ne tue pas la poule aux oeufs d’or.

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