INTRODUCTION
Le terme ETHIQUE est synonyme de morale, et désigne la recherche de vertu et d’honnêté. L’on peut dire aussi que l’ETHIQUE est une réflexion critique portant sur la moralité des actions. L’ETHIQUE définit aussi un mode de vie permettant d’être en bonne intelligence au sein de la communauté rurale ou urbaine, de s’intégrer à la société qui nous embauche et de la faire progresser. Ces quelques synonymes sont plus concrets : Le Respect, La Discipline, la Franchise, le Travail Bien fait, l’Honnêteté, la Propreté, etc.
L’ETHIQUE DANS NOS PAYS
Je peux affirmer, sans me tromper, que nos pays ont reculé sur ce chapitre. Les sujets cités ci-dessus ne sont pas les plus discutés et les mieux partagés.
Lorsque nous visitons des pays développés, nous sommes admiratifs devant la propreté et la beauté des villes, l’ordre et la discipline des populations, le respect du bien public, des lieux publics, la rigueur dans le travail, etc.
Dans nos villes, au contraire, nous vivons dans un environnement ou beaucoup de comportements contraires à l’éthique sont de plus en plus répandus: l’Indiscipline, le non Respect de l’autre et du bien public, la Corruption, l’Escroquerie, le Vol, le Mensonge, l’Usage de faux, la Malpropreté, etc.
LE RESPECT DU BIEN PUBLIC
Le respect du bien public est secondaire dans nos pays. Ce qui ne nous appartient pas, ne nous préoccupe pas, même si son utilité publique est évidente. Des actes de vandalismes « Casser des bus, des compteurs d’eau et d’électricité, des bâtiments de sociétés de services publics » sont devenus une habitude, une seconde nature. On ne se préoccupe pas des lendemains, encore moins des investissements déjà réalisés à grand frais, qui sont détruits et seront à refaire. C’est autant d’investissements en moins pour d’autres domaines. On a l’impression que la pauvreté perturbe notre jugement et conduit à détester toute forme de richesse, parce qu’elle n’est la notre. Celui qui possède le bien est accusé d’être à l’origine du malheur des autres ou de leurs conditions sociales défavorables. L’Etat et les Services Publics sont en première ligne des accusés.
LES AUTRES MAUX DE LA PAUVRETE
Pour le pauvre la priorité est la satisfaction de son besoin primaire physiologique : MANGER. L’homme qui a faim n’est pas un homme libre disait le Président Felix Houphouët Boigny.
Le pauvre n’est pas libre. C’est un nécessiteux toujours cantonnés aux besoins de subsistances. Il est prêt à tout pour survivre: voler, tuer, agresser, se pervertir, etc. Tous ces actes condamnables sont légions dans les pays pauvres, et même dans les quartiers pauvres des pays dits riches.
Le pauvre n’a rien à perdre, parce qu’il ne possède rien. Il se réfugie dans une jungle sans loi, ni foi. Il perd les valeurs universelles de vie en communauté : Respect et Discipline.
La facilité et l’âpreté au gain amènent souvent l'individu à s’installer dans une situation d'escroquerie et de corruption permanente. Selon certains organismes internationaux, la corruption gangrène davantage les pays pauvres.
QUELLE VISION D’ETHIQUE EN COMMUNAUTE
Je suis convaincu que la pauvreté n’est pas une fatalité, et que l’ETHIQUE est un moyen de combattre la Pauvreté. Une communauté, en proie à la misère et à la pauvreté, peut s’en sortir si elle adopte un mode de vie fondé sur l’ETHIQUE. C’est un facteur clé de réussite. Pour y arriver, il faut commencer, à la base, par le partage et la mise en œuvre de quelques principes de base : la Formation, la Responsabilisation, le Contrôle, la Sanction, le Travail. La fermeté dans les décisions et le courage d’agir sont nécessaires pour mener à bien cette entreprise.
Plusieurs pays pauvres ont su insuffler à leur population, des valeurs d’éthique. Il faut beaucoup de volonté et d’humilité, chacun à son niveau. Un environnement ou l’éthique y est développée donne confiance et peut attirer des touristes et des investisseurs.
C’est un vrai sacrifice que de s’y engager parce que cela gênera plusieurs personnes qui voudront préserver leurs biens acquis du fait d’un environnement sans ETHIQUE, en créant des problèmes pour faire obstacle et démontrer ainsi que le projet est irréalisable. C’est une tâche qui n’est pas sans risques.
Avec le temps, les mauvaises habitudes peuvent disparaître. Des citoyens modèles dont la vie privée et professionnelle est fondée sur l’éthique, peuvent être des moteurs pour convaincre ceux qui sont encore sceptiques. Un plan de communication et d’échange des connaissances et des idées est nécessaire.
Chacun devra participer à ce challenge, à tous les niveaux de la hiérarchie professionnelle, dans la vie courante en milieu urbain et rural. Le risque est grand d’être traité d’irréaliste, de rêveur. Toutefois, nous devons admettre que la vision d’un monde meilleur doit commencer par un idéal prometteur.
Je vous soumets ces quelques réflexions pour un partage franc, ouvert et constructif.